Coronavirus (Covid-19) : lignes directrices spécifiques

Publié le 14/03/2020 - Mis à jour le 07/05/2020

Lignes directrices spécifiques aux psychologues cliniciens en pratique

Il est important de comprendre la logique qui sous-tend ces lignes directrices. En premier lieu, il est important d'assurer la continuité des soins pour nos patients qui ont besoin de soins. En outre, il est important de prévenir toute nouvelle propagation du virus. Enfin, nous devons tout faire pour que notre système de santé ne soit pas surchargé.

  • Garantissez la continuité des soins : il n'est pas conseillé de fermer votre cabinet pour le moment, bien au contraire. Si nous fermons tous nos cabinets, nous risquons de surcharger la deuxième ligne, la troisième ligne et les services d'urgence. Nous devons éviter cela à tout moment ! Pensez également à la situation dans laquelle vous seriez vous-même malade. Nous vous conseillons de prendre des accords avec vos collègues à proximité.
  • Poursuivez les accompagnements essentiels : vérifiez attentivement dans le dossier de votre patient quels accompagnements doivent être poursuivis et quels traitements peuvent être temporairement arrêtés, au moins jusqu'au 03 avril 2020. Faites cette évaluation principalement sur la base de l'appréciation du risque de décompensation de votre patient sans suivi qui rendrait nécessaire des soins plus intensifs et menacerait de surcharge.
  • Privilégiez autant que possible la téléconsultation par internet et par téléphone : Afin d'éviter une nouvelle propagation du virus, mais en même temps de garantir la continuité des soins, les consultations par téléphone et par internet offrent une alternative valable. La téléconsultation est la norme. Cela signifie que vous pouvez continuer à voir physiquement vos clients/patients uniquement si les trois conditions cumulatives suivantes sont remplies :
    • Cela concerne un client/patient pour qui une téléconsultation par téléphone ou en ligne n’est pas envisageable ;
    • Cela concerne un client/patient pour qui l’accompagnement ne peut être interrompu sans risque de décompensation, qui nécessiterait une aide d’urgence. Cette aide d’urgence (équipes mobiles, services d’urgence, médecins généralistes…) est déjà surchargée actuellement et nous devons tout faire pour éviter une surcharge plus importante.
    • Cela concerne un accompagnement pour lequel les mesures d’hygiène adaptées sont rencontrées (le patient/client n’est pas malade, les mains sont lavées, la distance sociale respectée, les lieux sont adaptés, etc.). Vous pouvez trouver un résumé des mesures d’hygiène dans nos lignes directrices déjà envoyées.
  • Dans tous les autres cas, il ne peut y avoir de consultations physiques. Nous comprenons mieux que quiconque que les pratiques et le secteur sont soumis à une forte pression en raison des listes d'attente et ne feront que croître. Cependant, en tant que psychologues, nous sommes en première ligne pour mettre en place les changements de comportement nécessaires pour faire face à cette épidémie. Nous devons donc vraiment donner l'exemple et respecter les lignes directrices !
  • Plus d'informations sur la téléconsultation ? Cliquez ici.
  • Limitez la propagation du risque : le plus grand risque à l'heure actuelle est la contamination intergénérationnelle (différents âges en un même lieu). L'une des zones à risque pour cette contamination est la salle d'attente. Si l’accompagnement doit être poursuivi :
  • Veillez à une bonne hygiène dans la salle d'attente et pendant vos consultations : les recommandations en matière d'hygiène de base sont bien entendu en vigueur pendant vos consultations :
    • Invitez les gens à se laver et à se désinfecter les mains ;
    • Evitez tout contact physique (gardez une distance minimale de 1 mètre, saluez-vous à distance) ;
    • Encouragez les gens à ne pas payer en espèces. Si vous utilisez un terminal de paiement, désinfectez-le régulièrement.)
  • Eviter la présence de groupes vulnérables (personnes âgées, affaiblies). Vous pouvez par exemple demander aux gens d'attendre dans la voiture plutôt que dans la salle d'attente.
  • Personnes malades : utiliser les consultations par internet et par téléphone (voir plus loin). Veillez à ne pas recevoir ces personnes dans votre salle de consultation.

Sur le site de Sciensano, vous trouverez d'autres conseils pour les travailleurs de première ligne : https://epidemio.wiv-isp.be/ID/Pages/2019-nCoV.aspx.

  • Détection précoce : la définition du cas actuel de coronavirus (Covid - 19) englobe une infection aiguë des voies respiratoires supérieures ou inférieures, ou une personne souffrant d'un trouble respiratoire chronique dont l'état se détériore. Conseillez à ces personnes de contacter leur médecin généraliste par téléphone. Soulignez que ces personnes devraient d'abord contacter leur médecin généraliste par téléphone au lieu de se présenter en personne.
  • L'anxiété secondaire : avec les mesures affectant de plus en plus la vie quotidienne des gens, l'anxiété au sein de la population va augmenter. Nous vous demandons de prévoir un espace dans votre cabinet pour accueillir les personnes anxieuses, qui peuvent avoir besoin d'une aide à court terme pour éviter d’aggraver encore leur peur. Les conseils ci-dessus peuvent être utiles lors de cette première rencontre.

Lignes directrices supplémentaires pour les psychologues indépendants

  • Préparez votre pratique : déterminez si vous pouvez faire preuve de plus de souplesse dans le suivi de vos patients/clients. Pouvez-vous adapter votre politique générale concernant les annulations de dernière minute ? Avez-vous préparé un plan alternatif au cas où vous seriez vous-même malade ? Quelqu'un peut-il continuer à assurer la communication avec vos patients/clients au cas où vous seriez vous-même malade ? Avez-vous établi une liste de numéros utiles que vos patients/clients peuvent contacter en cas d'urgence ?
  • Établissez un plan de communication pour vos patients/clients : déterminez les mesures que vous prendrez pour rester en contact avec vos patients/clients et leurs proches en cas de confinement ou de quarantaine. Déterminez également les mesures que vous prendrez en cas d'annulation d'un rendez-vous ou de maladie. Notez toutes ces mesures dans un document que vous pouvez partager avec vos patients/clients et qui peut servir de source de discussion. N'hésitez pas à envoyer ce document par courrier électronique ou à le publier sur votre site internet.

Les mesures pour tous les établissements de santé dans le secteur de la santé mentale

En Wallonie, cliquez ici pour lire le PDF.

A Bruxelles, cliquez ici pour lire le PDF.

(Même document, seulement l'adresse de contact est différente.)

COVID-19, quid du soutien psychosocial ?

Consultez le PDF de la première communication ici.

Consultez le PDF de la deuxième communication ici.

Consultez le PDF de la troisième communication ici.

Consultez le PDF de la brochure sur le deuil ici.

Consultez le PDF de la quatrième communication ici.

Situation particulière : quarantaine

Une situation particulière concernant le coronavirus, les patients/clients mis en quarantaine. Cela signifie une situation particulièrement difficile et stressante pour le patient/client. Un collègue Atle Dyregrov, professeur de psychologie clinique à l'université de Bergen, en Norvège, a écrit ce texte utile sur la manière de gérer l'isolement et la quarantaine. Ce texte contient de bons conseils utiles sur la manière de traiter ces personnes : https://krisepsykologi.no/how-to-cope-with-quarantine-isolation/. Mise à jour du 20/03/2020 : Vous pouvez télécharger ici la traduction proposée par Isabelle Eeckhout que nous remercions chaleureusement : Texte quarantaine coronavirus FR mars 2020

Cette ligne directrice sera encore adaptée en fonction des évolutions futures.


       
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