Le service de déontologie se réinvente

Avec la publication du code de déontologie en 2014, un service de déontologie a été mis sur pied au sein de la Commission des Psychologues.

Il était initialement chargé de clarifier les dispositions du code et de répondre aux questions individuelles des psychologues. Peu à peu, nos collaborateurs ont vu les questions reçues augmenter en nombre et en complexité demandant de plus en plus de travail de recherche. Le temps disponible à investir dans l’élaboration de textes pour tous les psychologues s’est donc fortement amenuisé.

Trois ans après, la Commission des Psychologues veut rendre le fonctionnement du service de déontologie plus efficace et veut faire en sorte que la majorité des psychologues puisse en profiter. Elle a donc décidé d’interrompre la réponse aux questions individuelles et d’investir plus dans la dimension collective, en d’autres mots, dans l’élaboration de dossiers qui pourront aider la profession dans son ensemble. Ce changement se traduira également sur le site internet. S’ils ne trouvent pas une réponse sur le site internet, nous essayons d’aider le mieux possible les psychologues à se frayer un chemin jusqu’aux informations nécessaires. De plus, grâce à un sondage, nous voulons continuer à prendre le pouls de la profession. Sur la base des résultats, le service de déontologie déterminera les thèmes spécifiques à approfondir.

Lire les arguments en faveur de ce changement

Pourquoi le service de déontologie veut-il se concentrer sur la dimension collective ?

Les situations auxquelles sont confrontés les psychologues sont toujours singulières et peuvent s’avérer complexes. Le service de déontologie ne peut offrir une solution adaptée à toutes les situations possibles, solution que le psychologue pourrait ensuite appliquer automatiquement.

Il fournit dès lors des informations de nature générale qui visent à les informer afin qu’ils puissent prendre la décision la plus adéquate. Le service de déontologie n’émet pas d’avis qui explique quoi faire dans une situation concrète, mais renvoie le psychologue à son autonomie et à sa responsabilité propres. Par ailleurs, les psychologues désirent souvent que nos collaborateurs interprètent tant la réglementation déontologique que législative pour leur offrir une réponse toute prête et individuelle.

Le service de déontologie ne peut pas du tout répondre à ces questions. Il est uniquement du ressort du Conseil disciplinaire de pouvoir interpréter des principes déontologiques et de pouvoir les adapter aux circonstances. À terme, les décisions du Conseil disciplinaire constitueront des aides supplémentaires à l’interprétation du code.

Une petite partie seulement des psychologues fait actuellement appel au service de déontologie avec des questions individuelles, surtout quand ceux-ci sont confrontés à des problèmes concrets. Étant donné la complexité et la spécificité de ces dilemmes individuels, la formulation d’une réponse prend énormément de temps. De plus, la plupart des questions individuelles ne peuvent être répondues uniquement sur la base du code car elles touchent souvent une autre législation. Créer une vue d’ensemble de toute la législation qui a une implication dans une situation spécifique exige beaucoup de travail d’étude, ainsi qu’une collaboration avec des avocats spécialisés.

En outre, dans les cas urgents, les psychologues attendent une réponse très rapidement, voire immédiatement. Cette urgence empêche un travail de précision pourtant nécessaire au regard de la complexité de la réglementation.

Le service de déontologie a grâce aux questions reçues un bon aperçu des principaux points délicats sur le terrain, mais ne trouve pas suffisamment de temps pour investir dans des dossiers généraux complets utiles pour la profession dans sa totalité. 

Participez à notre court sondage pour estimer les besoins d'informations au sein de la profession !


 
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